n°42: Gens de Motlav, idéologie et pratique sociale en Mélanésie

B. Vienne. Paris, 1984, Prix: 120 F; 18,29 €

AVANT-PROPOS

  J'ai choisi d'intituler ce travail: Gens de Motlav, puisque telle est l'expression que les populations des îles Banks ont coutume d'utiliser pour distinguer le "soi" de l' "autre". En fait, ce travail prend en considération un cadre géographique plus large, l'archipel des îles Banks situé au nord du Vanuatu. Il est plus explicitement consacré aux populations des îles de Ureparapara, Motlav, Vanua-lava et Mota, qui constituent dans cette région de la Mélanésie occidentale, un sous-ensemble culturel. Il est probable que les conditions concrètes de la vie insulaire dans ce petit archipel isolé du monde extérieur, n'imposaient pas que soit inscrit dans la langue, en une formule plus élaborée, le sentiment d'appartenir à une même réalité ethnique. L'on aimerait tout aussi bien y reconnaître les effets de cette éthique individualiste qui, faisant écran à toute tentative de définition générique, donne aux "société" des îles Banks, cette respiration qui est leur tonalité propre. Peut-être aussi que cette interrogation sociologique n'avait pas de sens dans une situation où les données de la communication se sont toujours inscrites dans le contexte d'un isolement géographique difficile à rompre, d'une faiblesse démographique primordiale et d'une occupation de toute évidence ancienne. Les descriptions et les analyses présentées dans ce livre porteront sur un "ensemble de populations" occupant les îles voisines de Motlav, Mota et Vanua-lava, représentatives des modes d'existence et de pensée des hommes qui vivent au nord de l'archipel des îles Banks. Bien que l'île de Motlav constitue la référence centrale de cette étude, mais non le seul terrain d'enquête, je me suis permis d'en élargir les limites au plan régional tant est grande l'homogénéité culturelle qui manifeste une évidente interdépendance des groupes humains. L'on peut certes partager cet ensemble en plusieurs groupes linguistiques bien que rien, par ailleurs, dans l'ethnographie locale ne justifie d'assimiler un tel découpage à une différenciation tribale. La similitude de structure est si étroite d'un groupe à l'autre qu'il me parut souhaitable, en l'absence de tout recours possible à une définition nominale, de prendre cette homogénéité comme critère empirique de délimitation du terrain d'étude. Il eût été, dans ces conditions, sans doute préférable d'y faire référence dans l'intitulé pour ne pas risquer de réintroduire subrepticement l'Île comme entité, comme dimension territoriale pertinente, ce qu'elle n'est en aucune manière. S'il nous est impossible de considérer le découpage géographique en îles comme signifiant d'un clivage ethnique, il en est de même pour les oppositions de langues ou de dialectes. Si l'on considère les relations sociales et le jeu des différences et des similitudes observées village par village, agglomération par agglomération, il apparaît vite que dans cette région de la Mélanésie, il y a souvent plus de distance entre des groupes humains occupant sur une même Île des régions voisines, qu'entre groupes demeurant en vis-à-vis sur des îles distinctes. A Vanua-lava les gens de Qakea parlent la langue de Mota, alors que leurs voisins les plus proches, les gens de Ravena, avec qui ils entretiennent de nombreuses relations, parlent eux la langue de Motlav. J'ai ainsi choisi, par le titre même, de souligner à l'évidence le point de vue empreint de particularisme qui fut le mien du fait de mon appartenance, en tant qu'observateur-participant, à la communauté des hommes de Gnerenigmen, l'un des principaux villages de Motlav. Cependant autant que faire se peut, et sous réserve d'omissions involontaires, tous les faits invoqués seront systématiquement localisés dans le cours même du texte, dès lors qu'ils présentent un aspect spécifique. Si je me référerai tantôt à l'une, tantôt à l'autre de ces îles, ce sera avant tout en fonction de l'accessibilité, de la lisibilité et de la qualité des matériaux à ma disposition. Pour tout ce qui est commun et général à la région considérée, j'ai choisi, pour des raisons de commodité, d'utiliser de façon privilégiée, chaque fois que cela était possible, la langue de Mota et plus précisément la variante décrite par Codrington et Palmer. C'est en outre la langue vernaculaire qui servit à la Melanesian Mission pour diffuser son enseignement. Le Mota constitue pour les gens de l'archipel une langue commune de référence notamment lorsqu'ils discourent sur leur système social ou font part de leur représentation du monde. J'ai adopté des règles simples de transcription qu'il convient de présenter. Pour les termes et citations en Bislama, j'ai de préférence suivi une transcription proche de celle de Camden, adoptée par la mission presbytérienne dans sa traduction de la bible et des évangiles, plutôt que de me conformer à une habitude répandue, tout particulièrement chez les francophones, qui veut que l'on rattache la transcription du Bislama à l'orthographe de la langue anglaise. Pour ce qui concerne les langues des Îles Banks, je me suis fondé sur les règles de transcription élaborées par la mission et en usage dans l'archipel. De ce fait, le code utilisé est plus phonologique que proprement phonétique. Pour la langue de Mota, afin de faciliter les confrontations avec les documents anciens, j'ai, d'une façon générale, cité les termes tels qu'ils figurent au dictionnaire, c'est-à-dire sous leur forme lexicale, sans l'accompagnement du déterminatif et sans tenir compte de l'évolution phonétique de la langue. J'ai adopté pour le Motlav, dont il n'existe pas de lexique, l'attitude inverse, pour des raisons qui tiennent à la complexité morphologique de cette langue. Tous les termes en langue locale, sont arbitrairement affectés du genre masculin. La première enquête de terrain a duré quatorze mois environ, répartis sur deux années. Après un court voyage d'étude dans la région nord du Vanuatu, je m'installai à Motlav, au village de Gnerenigmen en juillet 1969, pour un premier séjour de quatre mois. Les séjours suivants d'une durée moyenne de deux à trois mois, se sont échelonnés de 1970 à 1972. Je pus ainsi résider successivement à Rah et à Valuwa, ainsi qu'à Lotawan et Tasmate sur l'Île de Mota et Vatrata et Mosina sur l'île de Vanua-lava. Les enquêtes sur Ureparapara furent brèves et je n'ai pu à cette époque prévoir un long séjour sur cette île puisque je dus avoir recours pour mes déplacements aux bateaux administratifs et de commerce ; j'étais donc dépendant de leurs rotations. L'essentiel de ce travail fut rédigé en 1974 lors de mon retour en métropole pour un court séjour. La recherche était loin d'être parvenue à son terme. Beaucoup de points restaient pour moi obscurs et nombre de mes informations demandaient à être revues, corrigées ou approfondies sur le terrain. L'ORSTOM ayant reconduit mon affectation en Nouvelle-Calédonie, je décidai alors de reprendre l'enquête de terrain avant de mettre un terme à la rédaction. En 1975/1976, plusieurs missions furent effectuées dans ce sens. Grâce à l'obligeance d'un couple d'enseignants de mes amis, je pus utiliser pour mes déplacements la fragile embarcation qu'ils possédaient, ce qui me permit de couvrir en totalité la zone étudiée et de séjourner dans chaque village, y compris dans le sud des îles Banks. L'abondance des données complémentaires que j'ai pu ainsi recueillir aurait à elle seule justifié une nouvelle rédaction. Il m'a paru plus sage d'y renoncer car si la moisson était riche, elle ne faisait que confirmer les orientations esquissées dès 1974. Je me suis cependant autorisé à récrire le texte original, sur des points que je juge essentiels. C'est ainsi que le chapitre sur les structures sociales des îles du nord a été remanié de fond en comble alors que ceux consacrés aux structures politiques et au pouvoir sont restés en état. Souhaitons que le décalage dans le temps ne soit pas trop perceptible et que les quelques apports d'une réflexion enrichie par plusieurs mois de terrain ne viennent pas rompre l'unité que j'ai voulu donner à l'ensemble. Cette étude fut menée dans le cadre de mes activités à l'Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer sous son autorité et grâce à son financement. Affecté comme sociologue au Centre ORSTOM de Nouméa, Nouvelle-Calédonie, je me voyais confier un programme de recherches sur les îles Banks portant en priorité sur l'économie traditionnelle de ces sociétés et sur l'étude des problèmes divers que posent leur mode d'insertion dans l'économie monétaire et marchande qui les environne et les domine. L'analyse de la vision du monde et de la conception des rapports sociaux à laquelle se limite cet ouvrage, ne rend compte que d'une part des objectifs que s'était fixée cette recherche qui fut menée dans les perspectives d'une anthropologie économique qui se voulait plus une critique de l'anthropologie à partir de la question économique, qu'une anthropologie de l'économique. Si sur un plan général et théorique, cette recherche peut se concevoir comme l'esquisse d'une contribution particulière à la construction d'une théorie de la pratique sociale, sur un plan plus spécifique, celui de sa réalisation concrète, j'ai surtout visé à obtenir une description circonstanciée, organisée dans la perspective d'une problématique plus générale, celle des rapports entre modes de production, formes d'organisation sociale et idéologie dans les sociétés océaniennes traditionnelles. Gens de Motlav se présentera cependant sous les apparences d'une monographie centrée sur des problèmes de structure sociale. Il me fallait rappeler cet arrière-plan de mes préoccupations, ne serait-ce que pour justifier a contrario que le champ propre à l'économie ne soit ici abordé que de façon cursive. Je me réserve d'ailleurs d'en traiter dans un travail ultérieur que je consacrerai à l'économie politique des sociétés mélanésiennes du nord du Vanuatu, puisque c'est à cette question que j'ai consacré la majeure partie de mes investigations sur le terrain. Si mes obligations professionnelles m'imposèrent quelques contraintes, notamment celles dues à des allers-retours perpétuels entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu et à la nécessité d'assumer une certaine dispersion pour répondre à la demande locale d'opérations de recherches circonstanciées et limitées dans le temps, j'ai pu cependant bénéficier d'une liberté suffisante pour choisir les dates de mes missions de façon à couvrir l'ensemble du cycle annuel. Hormis pendant une courte période où mon épouse, ethnologue de formation, prit une part active à l'étude des faits de parenté, je n'ai jamais utilisé d'intermédiaires entre les gens des Banks et moi. Exception faite pour les références aux documents publiés et d'archives, toutes les observations dont je puis faire état ont été recueillies sur place et personnellement. Il me faut mentionner que les gens de Motlav et des îles Banks n'auraient guère admis qu'il en soit autrement. Leur attitude à mon égard, soupçonneuse dans un premier temps ne fut, par la suite, jamais départie de cordialité. Dans l'ensemble, mes informateurs furent plutôt favorables à une bonne réalisation de mon travail pour autant qu'il n'interfère pas avec les intérêts du moment et la liberté de chacun. Même s'ils craignaient par moment que mon séjour parmi eux ne soit que le préambule à des transformations qui leur seraient imposées de l'extérieur, la compréhension et la générosité des man bankis, me valurent bien des fois de bénéficier de leur collaboration spontanée. Pour ma part, je me suis toujours gardé de faire intervenir dans mes rapports avec les villageois l'assistance d'une autorité officielle étrangère à l'archipel, puisque telle était la règle du jeu acceptée d'un commun accord. Si je m'en remis aux décisions locales et à la négociation directe, ce fut d'ailleurs sans chercher à masquer le caractère officiel de mes activités et les raisons de ma présence. Je me suis rendu compte ultérieurement que c'était une autre condition sine qua non pour faire accepter ma présence. Durant mes séjours j'ai toujours vécu parmi la population mélanésienne, résidant dans l'une ou l'autre case du village, seul ou au sein d'une famille, selon les disponibilités et les nécessités du moment, partageant, outre la nourriture du jour, les aléas de la vie quotidienne. Si les gens de Motlav ont eu la gentillesse de faire semblant de me considérer pour un temps comme l'un des leurs, je le dois surtout à l'hospitalité et à l'affection que m'ont témoignées Mika et Motsin en me traitant comme leur fils. Une grande part de l'enquête fut conduite en Bislama dont j'ai vite acquis la pratique courante. Ma connaissance progressive des langues de Motlav et de Mota resta toujours trop limitée pour m'en permettre l'usage hors du contexte de la vie quotidienne, mais fut suffisante pour réduire les imprécisions inhérentes à l'usage du Bislama, au point que l'on puisse dire aujourd'hui que je parlais en Motlav, ce qui n'est pas exact. Les limites exactes de cet écrit et la perspective selon laquelle fut conduite la rédaction sont soulignées par le sous-titre. Parti de la vision que les gens des Banks se donnent du monde et de son organisation conceptuelle et fonctionnelle, je me suis efforcé de pressentir derrière la conception qu'ils proposent de leur réalité sociale, derrière la forme normative de leurs institutions, derrière les valeurs qui orientent les comportements sociaux, non seulement les grands schèmes d'organisation, les "organizational ideas", mais le sens qu'il convient de donner à cette coupure qui s'introduit nécessairement là où la pratique des hommes se trouve contredire, pour partie, le discours qui l'oriente et qui la justifie. L'étude de la morphologie sociale, du cadre institutionnel, des normes et des structures s'éclaire d'une interrogation sur les valeurs, le système de connaissance et l'idéologie. Nous partirons de l'environnement écologique pour dégager les conceptions que les gens des Banks proposent de l'univers, de son organisation interne et de sa genèse. Cette vision du monde attribue une place et une fonction définie aux êtres et aux choses. Les relations entre l'homme et son environnement se voient précisées lorsque l'on examine les façons d'aménager l'espace et le temps, et le mode de production qui les conditionne. Compte tenu du mode de production dominant et de la conception des rapports entre l'homme, la société et le monde naturel, quelle est la forme prise par l'organisation sociale, quels principes en expriment la cohérence souhaitée, où se localisent les tensions et quelles en sont les contradictions, telles sont quelques-unes des questions auxquelles nous essayerons de proposer une réponse. L'étude de l'organisation sociale laisse en suspens l'interrogation sur la cohésion apparente de la société, celle des groupes qui la constituent. Nous tenterons d'y faire face en posant la question du pouvoir politique et du contrôle social dans ce type de formation économique et sociale faiblement structurée et qui ne fait pas référence à une organisation segmentaire intégrée en clans et lignages. L'unité des groupes locaux, conceptualisée dans le langage de la parenté repose sur une définition du groupe local comme communauté politique. La stricte hiérarchie des statuts individuels, instituée dans la hiérarchie des grades du suqe, rend effective cette intégration, en se référant à une compétition codifiée ouverte en principe à tous. Nous verrons comment et en quoi le pouvoir politique dépend de ces statuts sociaux qui ne sont pas transmis mais acquis. La comparaison avec les sociétés dites à "bigman", fondées sur le " leadership compétitif des individus", permettra de préciser les mécanismes qui opèrent au plan de l'organisation sociale et de l'économie. 

TABLE DES MATIERES

CHAPITRE PREMIER: UNE ÉCOLOGIE INSULAIRE

  1. PROPOS SUR LES ILES BANKS
  2. LE MILIEU NATUREL
    1. Formation, relief et nature des sols
    2. Activités volcaniques et séismiques
    3. Le climat
    4. La végétation
    5. La faune
      • Des mammifères
      • Des oiseaux
      • Des reptiles
  3. LES HOMMES DANS LEUR ÉCOLOGIE
    1. L'Île de Ureparapara
      • Formation
      • Peuplement
      • Population
    2. La formation atollienne de Rowa
      • Formation
      • Peuplement
      • Population
    3. L'Île de Vanua-lava
      • Formation
      • Peuplement
      • Population
    4. L'Île de Mota
      • Formation
      • Peuplement
      • Population
    5. L'Île de Motlav
      • Formation
      • Peuplement
      • Population
    6. Les flots de Ravena et Qakea
  4. SIMILITUDE ET DIVERSITÉ DES ÉCOSYSTÈMES INSULAIRES
    1. Les écosystèmes du littoral et les terroirs côtiers
      • Configuration écologique
      • Complexe agricole
      • Économie
    2. Les écosystèmes d'altitude et les terroirs de montagne
      • Configuration écologique
      • Complexe agricole
      • Économie
    3. L'occupation des îlots coralliens
      • Configuration écologique
      • Complexe agricole
      • Économie
  5. NOTE A PROPOS DE L'HISTOIRE LOCALE
CHAPITRE 2: LA CONSTRUCTION DE L'UNIVERS
  1. LA CONCEPTION DU MONDE
    1. Topologie du marama,l'univers des vivants
    2. Le panoi, monde invisible des morts-ancêtres
    3. Le rono, pays des vui
  2. LE DISCOURS DES MYTHES
    1. De l'origine du marama
    2. De l'origine des humains
    3. De l'origine de la mort
    4. De l'origine des règles sociales
      • Au sujet de la parenté
      • Au sujet de la règle matrimoniale
      • Au sujet de la danse appelée nemej
    5. De l'origine du peuplement de l'île de Motlav
      • Le peuplement de l'île de Motlav
      • Origine des gens de Maligo sur l'Île de Mota
      • Origine de la lignée nemel
    6. De l'origine des plantes cultivées
      • Les clones d'ignames de Mota
      • La découverte du cocotier
      • A propos des qauro
  3. LES HOMMES, LES ESPRITS, LES ANCÊTRES
    1. Des vivants et des morts
      • Le chemin des morts
      • Manger la mort, la chaîne des rites funéraires
    2. La manipulation du surnaturel
      • Les rites d'abondance
      • Les rites de pouvoir
CHAPITRE 3: LA MAITRISE DE LA NATURE
  1. L'ORGANISATION CONCEPTUELLE DE L'ESPACE ET DU TEMPS
    1. La domestication de l'espace insulaire
      • La pleine mer
      • Le platier récifal et la zone côtière
      • La forêt naturelle : le ???mot???
      • L'espace agricole
      • L'espace villageois
      • L'espace domestique
    2. La gestion du temps
      • Le jour et sa durée
      • Le cycle des lunaisons
      • Les saisons et les années
    3. Le calendrier écologique
  2. LE MODE DOMESTIQUE DE PRODUCTION
    1. L'organisation sociale de l'économie
    2. Les procès de production
      • L'horticulture
      • La collecte
      • La chasse
      • La pêche
      • L'élevage
      • L'artisanat à usage domestique
      • La fabrication des outils et des armes
      • L'artisanat à usage cérémoniel
      • Les services
CHAPITRE 4: L'INTERPRÉTATION DUALISTE DES RAPPORTS SOCIAUX
  1. L'ORGANISATION SOCIALE DES ILES DU NORD
  2. L'ORGANISATION RÉSIDENTIELLE ET TERRITORIALE
  3. L'ORGANISATION SOCIALE DES GROUPES LOCAUX
  4. LE PROCESSUS DE FORMATION DES GROUPES SOCIAUX EN FONCTION DE LA PARENTÉ
  5. LE DUALISME MATRIMONIAL ET LA THÉORIE SOCIALE DU NEVEP
  6. LA NOMENCLATURE DE PARENTÉ
    1. Les termes et leurs connotations
      • termes de référence/termes d'adresse
      • les attitudes entre parents
      • de l'usage de quelques termes
    2. L'organisation de la terminologie
  7. UN EXEMPLE DE COMMUNAUTÉ, LE VILLAGE DE LOTAWAN
  8. L'ALLIANCE DE MARIAGE
    1. La cérémonie de mariage
    2. Les formes de l'union conjugale et les règles du mariage
    3. La régulation matrimoniale et la circulation des épouses
      • le mariage d'endogamie locale
      • l'alliance de mariage entre deux groupes locaux
      • l'alliance de mariage entre trois groupes locaux
  9. LA RÉGULATION MATRIMONIALE DANS L'ILE DE MOTA
    1. La statistique matrimoniale
    2. Les échanges matrimoniaux entre villages
    3. La réciprocité des alliances, matrimoniales
  10. LES MARIAGES INTER-INSULAIRES
    1. Vanua-Lava
    2. Motlav
    3. Mota
    4. Ureparapara
    5. Bilan des échanges inter-insulaires
CHAPITRE 5: LA VALORISATION DES RAPPORTS DE PARENTÉ
  1. LOCALITÉ ET PARENTÉ A MOTLAV
  2. LA COMMUNAUTÉ RÉSIDENTIELLE DE GNERENIGMEN
  3. FORME EMPIRIQUE DE LA STRUCTURE SOCIALE DE GNERENIGMEN
    1. L'intégration sociale des maisonnées
    2. L'endogamie de localité
    3. Le dualisme matrimonial
    4. Rapport avec les communautés étrangères
  4. L'ALLIANCE DE MARIAGE ENTRE LES COMMUNAUTÉS VILLAGEOISES
CHAPITRE 6: L'INFLEXION LIGNAGÈRE DANS LES STRUCTURES SOCIALES
  1. UN PROBLÈME D'ORGANISATION SOCIALE
  2. LES COMMUNAUTÉS VILLAGEOISES DE VANUA-LAVA
    1. Le village de Vatrata
    2. Le village de Levetiboso
    3. Le village de Wasaga
    4. Le village de Mosina
    5. Le village de Kerepeta
    6. Le village de Qanlap
  3. LE SYSTÈME DE VENIE ET L'INFLEXION LIGNAGÈRE DE LA STRUCTURE SOCIALE
    1. Les venien de Vanua-Lava
    2. L'équivalent des venien dans les systèmes sociaux de Mota et Motlav
  4. L'ALLIANCE DE MARIAGE A VANUA-LAVA
    1. Les données de la statistique matrimoniale
    2. l'alliance de mariage entre venien
CHAPITRE 7: : RANG, HIÉRARCHIE ET STRATIFICATION SOCIALE
  1. COMPÉTITION ET HIÉRARCHIE
  2. LE CANEVAS INSTITUTIONNEL DE L'IDÉE DE HIÉRARCHIE
    1. Le suqe du village
    2. salagoro : le suqe de la brousse
    3. Les festivités du kolekole
  3. LA HIÉRARCHIE DES GRADES DU SUQE
    1. Le schéma cérémoniel
      • 1ère séquence: la démarche prospective du wusulie
      • 2ème séquence: l'annonce du jour de la prise de grade
      • 3ème séquence: la préparation de l'initié et du champ cérémoniel
      • 4ème séquence: la préparation de la nourriture
      • 5ème séquence: l'initié "mange le feu"
      • 6ème séquence: le paiement du grade
      • 7ème séquence: la distribution de nourriture
      • 8ème séquence: la réclusion de l'initié
      • 9ème séquence: kolekole et rites annexes
    2. Les rituels de prise de grade
      • Le grade de nepjig
      • Le grade de naqaterep
      • Le grade de neptagtag
      • Le paiement du wujau
      • Le grade de nulurep
      • Le grade de natmusijeg
      • Le grade de natwusuq
      • Le grade de natwusuqlap
      • Le grade de nakiebo
      • Le grade de nemel
      • Le haut de la hiérarchie
  4. L'ÉCONOMIE POLITIQUE DES PRISES DE GRADES
CHAPITRE 8: AUTORITÉ, POUVOIR ET CONTROLE SOCIAL
  1. L'AUTORITÉ LÉGITIME
  2. PORTRAIT D'UN TAVUSMELE
    1. Les attributs de la réussite
    2. Les discours de prise de grade (11 exemples de discours)
    3. Devenir un tavusmele
  3. LES CHEMINS DU POUVOIR
    1. Le contrôle du groupe local
    2. La renommée et le prestige
    3. La tentation de la chefferie
  4. PERSPECTIVE POUR UNE ANALYSE COMPARATIVE